Ecole MLF-EDF de Taishan

Concours de Nouvelles!

28 Janvier 2015, 14:00pm

Publié par Ecole MLF-EDF de Taishan

Concours de Nouvelles M.L.F. 2015

Concours de Nouvelles M.L.F. 2015

Les Nouvelles de la classe de 6° et 5° (2014-2015)

Janvier 2015

Tous les ans, la Mission Laïque Française propose un concours de nouvelles aux élèves du second degré. L’écriture d’un récit prend tout naturellement place dans un parcours de collégien, et mobilise des facultés combinées d’imagination, de narration, de syntaxe, d’organisation…
Ces caractéristiques d’une histoire fictive, auxquelles on peut ajouter une fin souvent inattendue en forme de « chute », contribuent à la brièveté de la nouvelle et la différencient du roman.
Nous avons tenté de travailler, cette année plus particulièrement, sur la « chute » de la nouvelle . Toutes les productions vont dans ce sens et proposent une fin inattendue, qui appelle une relecture au regard du titre.

Le sujet retenu cette année est le suivant :
« Amer savoir celui qu’on tire du voyage ! » de Charles Baudelaire.
Cette citation était à introduire dans la nouvelle. C’était donc à la fois une contrainte supplémentaire… mais aussi la seule thématique proposée. Le choix de la production est donc très large.

Enfin, nous devons répondre à un cahier des charges, qui nous oblige malheureusement à effectuer un choix entre les 7 nouvelles du niveau 6°/5°. Une seule nouvelle a été envoyée. Ainsi, un vote a été nécessaire pour les départager.
Je remercie chaque famille qui a voté.
A l’issue du vote, cette année, c'est la nouvelle de Nathan LENOGUE qui a été retenue.

Nous attendons avec impatience la date de délibération, le ...1° Avril.

Merci de votre participation.

Benoît ALLEMAND

Pour information, voici le calendrier proposé :

17 septembre 2014 Ouverture des inscriptions du concours de nouvelles Mlf
28 novembre 2014 Clôture des inscriptions
13 février 2015 Date limite pour envoyer les nouvelles
20 février 2015 Transmission des nouvelles aux jurys
1er avril 2015 Délibération des jurys
2 avril 2015 Communication officielle des résultats aux établissements
mai 2015 Remise des prix pendant le Congrès Mlf/Osui 2015


Sommaire :

Amour perdu, d'Eugénie DEVULDER

Mauvaise plaisanterie, de William LY

Dans le port, de Nathan LENOGUE

Le meurtre de Chicago, d'Elise CHASSIN

Le regret, d'Antonin PINEAU

L’homme à la vie fragile de Damien VANNES

Rêve asiatique, de Leandro RODRIGUES

1-Amour perdu, d'Eugénie DEVULDER


« Bon, mes petits enfants chéris, aujourd’hui c’est Noël ! Et comme à tous les Noëls, je vous raconte une histoire. Cette année, je vais vous raconter mon amour fou pour Louise Nidan. Je devais avoir trente ans ! C’était une belle Poitevine, mais très coléreuse et qui devait partir pour le Canada car elle avait vu un travail en management de meubles pour des Français », expliqua le vieil homme en baissant la tête. Il laissa couler des larmes à l’évocation de ses souvenirs. « Et c’est comme cela qu’est partie l’une des plus belles merveilles de ce monde. J’étais bien décidé à la retrouver ! Eh oui ! Votre grand-père est téméraire, dit-il en souriant ! Je pris donc l’avion pour le Canada, et je me rendis à l’adresse qu’elle m’avait donnée mais j’y vis une maison en cendre, brûlée ! Aussitôt je me rendis dans tous les hôpitaux du coin. Rien, pas de nouvelle de ma belle. Quand soudain, je reçus un appel du commissariat dans lequel j’étais passé la veille, afin de m’entendre dire qu’ils avaient cherché dans leurs dossiers, une certaine Louise Nidan, qui était menacée de mort. Malheureusement, elle avait péri dans l’incendie. Mais je me souvins de son caractère, ne jamais rien lâcher. Elle était téméraire et surtout elle aimait la vie, dit-il avec enthousiasme. Elle ne pouvait être décédée ainsi, c’était impossible ! Il fallait que je la retrouve et vite, avant qu’il ne soit trop tard. Je me rendis dans une pharmacie, où vivait la demoiselle la plus belle de tout l’univers, mais ce n’était pas Louise. Sur son étiquette, accroché à sa chemise était écrit Julie Lanolin. Quand soudain la pharmacienne me prit par le bras et, violemment, m’emmena dans la réserve de la pharmacie. Surpris par cette action je poussai un cri, mais m’arrêtai vite car elle me dit « C’est moi, Louise, Alfred !! » Quelle aubaine, je me retournai pour fermer la porte, et tout en la serrant dans mes bras, des larmes me coulèrent sur les joues. Elle m’expliqua qu’elle avait dû changer d’identité, pour ne pas mourir, car des Français habitant au Canada avaient découvert que Julie ou plutôt Louise espionnait les Français pendant la guerre mondiale. En fait, Louise était une grande résistante parce qu’elle faisait partie du réseau Dekta, qui espionnait les Allemands et devait être extrêmement discrète car si on l’apercevait, c’était la fin. Elle était en même temps courageuse mais aussi belle et intelligente, ajouta le grand-père en regardant ses pieds !
- Mais Papi, Julie, c’est le nom de mamie ! dit Paul en Souriant
- Chuuut !!!! hurla Agathe
- Et oui, mon garçon, j’ai retrouvé ma belle et nous nous sommes mariés. Comme on dit, « amer savoir celui que l’on tire du voyage », cela veut dire amer souvenir que l’on a d’une personne !! »

2-MAUVAISE PLAISANTERIE, de William LY


Un matin, comme tous les jours, Jack se lève vers 7:00 heures. Après avoir préparé le petit déjeuner, il va chercher le journal dans la boite-aux-lettres. Il lit le journal et mange son petit déjeuner. Aujourd’hui, le journal annonce qu’il y aura un tremblement de terre ici en France à Paris, vers 16 heures.
Après avoir lu l’annonce sur le journal, Jack se précipite pour changer de vêtements, prendre des grands sacs, sauter dans la voiture et conduire jusqu’au supermarché. Jack achète beaucoup de nourriture : des saucisses, du lait, des fromages, des chocolats, des vins, des bière, des céréales, des pains, des bonbons, des viandes de bœufs, des viandes de moutons, des poissons, les volailles, des pâtés de rillettes, des pâtés de campagne, des pâtés de foie de canards, des cafés, des yaourts, des œufs, des cornichons, des bananes, des pommes, des raisins, des mangues, des ananas, des durians, des poires, de l’eau potable, des cerises, des pêches, des cacahuètes, des nouilles, des spaghettis, du beurre, des confitures…Jack a consommé 1000 euros. Quand il rentre chez lui, il dépose toutes les nourritures dans sa cave au sous-sol. Il invite tous ses copains à y venir pour être protégé du tremblement de terre. Mais ses copains ne le croient pas et partent jouer au terrain de foot. Donc Jack se cache seul dans sa cave. Elle est petite, il a juste la place pour mettre son lit et la petite cuisine pour réchauffer la nourriture et contenir des toilettes.
Jack reste dans sa cave pendant deux ans. Il mange tous les jours pour le petit-déjeuner, des céréales avec du lait, du pains au confiture et au beurre, pour le déjeuner trois différents sortes de viandes avec de l’eau potable, et pour le dessert il boit un café et mange des fromages. Pour diner, il mange des pates avec du pain, des fruits et du yaourt. Jack lit des livres et regarde des films le soir, après avoir fini son diner. Il fait aussi du sport comme de la corde à sauter, du yoga, du trampoline sur le lit, de la course sur place... Il fait des petits jeux comme faire des avions en papier, des animaux en papier… Quand il finit les provisions, il sort de sa cave pour voir si le tremblement de terre est passé et il voit que tout est normal : les routes, les arbres, les immeubles, les supermarchés, les pâtisseries, les voitures, les maisons, les bus, les écoles, les bouchers…Jack relit le journal et s’aperçoit que ce n’était qu’une plaisanterie de son voisin (c’est lui qui avait écrit dans le journal de Jack).
« Amer savoir celui que l’on tire des voyages ».


3-Dans le port, de Nathan LENOGUE


Dans le port, tout le monde travaille comme des fourmis, on y voit les pêcheurs détacher les caisses de poissons, les marins entrer en ville et les marchandes préparer leur étalage. Adossé à un container, un jeune pêcheur, nommé Peter, rêve de voyages et de découvertes. Ses yeux sont toujours tournés vers l’horizon. Il voudrait pouvoir naviguer au-delà de la baie où il pêche jusqu’à présent la sardine.
Soudain il aperçoit la silhouette d’un vieux marin qui se traîne en boitillant, et s’assoit sur un tas de filets. En regardant son uniforme, Peter pense aussitôt que c’est Dick, le vieux capitaine d’un chalutier qui revient du bout du monde.
Le navire majestueux de Dick rentré au port, ressemble à un monstre de fer tout rouillé aux dents acérées, crachant une épaisse fumée. Peter s’imagine tous les combats que le navire a dû faire face aux tempêtes, c’est comme si sa coque portait les cicatrices. Il est si grand qu’il fait de l’ombre aux autres bateaux de pêche, on dirait un immeuble de dix étages et il faut un remorqueur pour faire les manœuvres au port.
Peter s’approche du vieux marin qui ne sourit pas. Il s’aperçoit rapidement que Dick a le visage et les mains abîmés par le sel et le soleil. Finalement sa peau tannée ressemble à la coque du bateau. Peter se rend compte que ce loup de mer avait souffert sur les mers, et il commence à prendre peur… Mais qu’est-ce qu’il y avait de si terrifiant derrière cette baie ? Dans ces océans lointains ?
Peter questionne Dick sur sa vie en mer et le vieil homme commence à raconter toutes ses aventures. Le vieux marin fait plein de gestes pour expliquer tous les dangers qu’il a connu: tempêtes, avaries, pirates,… et parfois la faim et la soif, comme si il revivait tout cela. Il a eu la vie dure. En plus de la fatigue physique, il a souffert moralement, loin de chez lui, sans aucun moyen de communication. Lorsque sa femme a accouché de leur premier enfant, il n’était même pas présent pour la soutenir et pour faire la connaissance de son bébé. Il n’a pas non plus vu son enfant faire ses premiers pas, dire ses premiers mots, aller à l’école. Alors pourquoi vouloir découvrir des pays lointains si on est seul au monde ? Peut-être qu’il n’avait pas le choix ? Ou peut-être qu’il était ambitieux et rêveur comme Peter ?
Dick a vu des pays magnifiques, des personnes étonnantes et des phénomènes climatiques rares, mais il reste choqué par des scènes difficiles, comme les enfants pauvres, les mendiants, les guerres, … qu’il a vu soit sur les mers soit pendant ses escales. Il connait beaucoup de choses de la vie d’homme mais finalement il ne connait pas sa propre famille. Peter se gratte la tête et commence à se dire : « Amer savoir, celui qu’on tire du voyage ».
Par conséquent, en voyant cet exemple, Peter s’interroge sur son destin. Son premier but est d‘aller toujours plus loin, mais pourquoi fuir sa famille quand on est heureux ? Est-ce la peine d’aller si loin pour souffrir ? Non. Même si son monde est petit et sa vie simple, sans aventures.
Tout à coup, juste avant de quitter Dick, Peter entend une camionnette arriver. Il est surpris de voir que c’est une ambulance. Trois hommes costauds en blouse blanche sortent du véhicule et interpellent le vieil homme. Peter a tout de suite envie d’aider son ami. L’un des hommes l’écarte, ils tiennent des cordes et ligotent le capitaine.
Peter est sous le choc, il se demande ce qu’a bien pu faire le marin. Pour lui c’est un honnête homme, il n’a ni tué ni volé. Peter ose tout à coup ouvrir la bouche pour dire :
« Laissez-le, il n’a rien fait !
-Oui, c’est sûr il n’a rien fait. Par contre, il en dit des bêtises. C’est un fou !
-Comment ça ? rétorque Peter, de plus en plus énervé par ce qu’il voyait.
-Oui, cet homme est un mythomane. On doit le ramener à l’hôpital.
-C’est quoi un mythomane ?
-C’est quelqu’un qui invente des histoires.
-Il m’a menti, mais pourquoi ?...
-Il est malade. On l’emmène.»
Peter n’en revient pas. Il regarde le vieil homme qui se laisse faire, comme si il était hypnotisé ou sur une autre planète. Puis il commence à se dire que finalement grâce à ses histoires, c’est quelqu’un qui voyage dans sa tête, et Peter aussi.


4- Le meurtre de Chicago, d’Élise CHASSIN

Marie était une fille de 30 ans qui vivait dans un petit appartement de cinquante mètres carré à Chicago, elle était détective. Il était 23h quand Marie vit par la fenêtre un homme étendu sur le sol. Elle courut le voir, elle remarqua qu’il était mort depuis quelques minutes. Elle prit son téléphone et appela le 911 :
« -Police secours ! En quoi puis-je vous aider ?
-Oui, bonsoir je m’appelle Marie GRAM et j’habite au numéro 54 de la rue Lake Street. J’appelle car il y a une personne morte en bas de mon immeuble !
-J’envoie une patrouille pour examiner cela
-Merci, au revoir
-Au revoir »
Elle attendit dans son salon, assise sur son fauteuil. Quand elle entendit les sirènes sonner, elle sortit et vit les policiers regardant la victime :
« Je le connaissais, c’était un vieil ami de mon frère ! » dit l’un des policiers.
« Bonjour, je m’appelle Marie et c’est moi qui ai appelé la police. Puis-je savoir qui était cet homme ?
-Bien sûr, c’était Romain LITTER, un des plus sinistres hommes au monde surnommé le grand blond. Nous avons retrouvé des marques de couteaux sur son ventre.
-Donc il est mort poignardé ?
-Sans aucun doute.
-Je suis détective. Laissez moi enquêter. Je peux vous aider !
-Ce n’est pas pour les fillettes ce genre d’enquête… retourne au « Kinder Garden » enquêter sur les disparitions des doudous... »
Les policiers se mirent à rire de bon cœur…

Marie ignora les moqueries et profita de la distraction pour examiner le corps de la victime. Un cheveu brun, situé sur le côté gauche de Romain près de sa tête, attira son regard. Les policiers, trop occupés à ricaner entre eux, n’avaient pas remarqué cet indice, que seul des yeux experts pouvaient déceler... Marie mit ses gants pour le ramasser et l’examina. Elle le plaça rapidement dans une poche plastique qu’elle glissa en cachette dans ses vêtements…
-« Je pars Messieurs… mes « doudous » ont besoin de moi… Je vous laisse à votre enquête pour grands… »
Elle s’en alla aussitôt et rejoignit sa maison. Arrivée à son bureau, elle sortie délicatement le cheveu de sa poche. Elle l’envoya à un laboratoire où sa sœur jumelle travaillait.

Quelques jours plus tard, elle reçut les données du laboratoire :
« Une lettre pour madame GRAM !
-C’est moi ! dit Marie
-Elle vient du laboratoire de Chicago.
-Yes ! »
Et elle partit en courant pour l’ouvrir. A l’intérieur se trouvait l’identité de la personne à qui appartenait les relevés d’ADN…

Trois jours plus tard, la victime fut enterrée.
Et grâce au cheveu fourni par Marie, la police arrêta le fautif: c’était un père de famille, d’origine Italienne, qui vivait heureux avec sa femme et ses trois enfants, dans le même immeuble de Marie… Il n’avait pas de casier judiciaire, mais il était connu par le service de police par une sombre affaire une vingtaine d’années plus tôt.

Comme toutes les personnes appréhendées, il fit son petit numéro :
« Je ne suis pas coupable !! Lâchez moi !! Je suis innocent !!! »

Trois mois plus tard, il fut jugé, accusé du meurtre de monsieur Romain LITTER, et écopa d’une peine de 15 ans d’emprisonnement !

Le coupable fut mis en prison.

Marie alla lui rendre visite, quelques jours plus tard.

« Te plais-tu dans ta nouvelle maison ?
-Ce n’est pas moi qui ai tué ce cher monsieur, pourquoi aurais-je fait ça ?
-Ha ha, va expliquer ça au juge !
-Mais il y a une question que je me pose, si ce n’est pas moi qui ai tué LITTER, alors qui l’a fait ?
-Quelqu’un que personne ne s’attendait à accuser. Quelqu’un qui était là depuis le début, quelqu’un de très fort.
-Mais qui ?
-Te souviens-tu de ces pauvres gens que tu as laissé mourir dans les flammes ?
- C’était il y a tellement longtemps.
-J’avais douze ans quand il sont morts dans l’accident et que tu ne les as pas sauvés, mes parent sont morts à cause de toi ! Tu n’avais qu’à leurs tendre la main !
-C’étaient tes parents ?!
-Maintenant, tu es là et je les ai vengé ! Et il ne m’a fallu que d’un de tes cheveux récupéré par mon frère coiffeur !
-J’avais trop peur !
-Trop tard maintenant réfléchis bien à cette phrase : Amer savoir celui qu’on tire du voyage, Au revoir Benjamin… »

Elle partit le sourire aux lèvres…

Après un long moment pensif, monsieur VINCE commença à blêmir, tout lui revint en mémoire…

Marie était une fille de 30 ans qui vivait dans un petit appartement de 50m2 à Chicago…

5-Le regret, d'Antonin PINEAU

En Normandie, Fred, un homme brun aux yeux bleus vivait dans sa maison avec ses enfants. En 2001, vers Noël, il leur dit très lentement et sans coupure :
« Venez mes enfants, je vais vous conter une histoire… »
L’homme commença donc sa lente et longue histoire :
« Quand j’étais plus jeune, vers 25 ans, j’étais en droit d’avoir une maison à moi seul. Moi, Fred, j’avais, bien sûr, tout de suite demandé à mes parents de m’aider à acheter une maison. A Paris, pas très loin de la tour Effel, je m’installai et ma vie commença… Enfin presque. Un matin, sous la douche, je me mis à penser qu’il me manquait quelque chose… Je pris le temps d’y réfléchir.
A ce moment, il fallait que je trouve quelqu’un pour m’embaucher comme… marchant de glace. Je trouvai un bon patron car celui-ci m’offrit une camionnette avec de la glace. Un an plus tard j’avais ce qu’il me fallait. Mon travail, ma maison, mon argent. Mais un jour, alors que j’étais en train de donner de la glace vanille-fraise à une petite, je repensai à ce qu’il me manquait. J’y réfléchis une semaine avant de trouver : une femme et des enfants ! Dès ce jour, je cherchai une femme à aimer et qui voudrait bien se marier avec moi. Le vingt septembre, jour de mon anniversaire, je partis au parc. Il y avait une odeur de sapin dans l’air. Je m’assis à coté du lac. De l’autre côté, il y avait une femme et un homme qui riaient ensemble. Peu de temps après, l’homme regarda sa montre et partit, laissant cette jeune femme seule. Je vins m’asseoir à coté d’elle pour parler et dès que nos yeux se croisèrent, ce fut le coup de foudre. Un mois plus tard nous nous aimions à la folie. Nous partions en voyage… Chine, Japon, New-York, Espagne, etc…
Un jour ou nous étions à Bali, Jeanne, votre mère, me demanda en mariage. Je répondis évidemment oui et nous commençâmes les préparatifs. Une fois le mariage terminé, je revendis facilement la maison et nous en achetâmes une autre. Vers mes trente ans nous eûmes deux enfants, vous… Tout était parfait, mais (car il y a toujours un mais) l’homme qui avait été avec Jeanne, au bord du lac, s’enferma dans sa maison et on ne le revit plus jamais.
Certains pensaient même qu’il était mort.
-Quel dommage… dit sa fille.
-Oui, tu aurais pu au moins lui faire des excuses…dit son garçon.
Et Fred se dit dans sa tête :
-« Amer savoir celui que l’on tire du voyage »… Je ne pourrai jamais faire mes excuses car je suis sur mon lit de mort. Et demain, c’est la fin.

Sortie de sa rêverie, la fille de Marie entendit :
-Elie c’est l’heure de manger !
-OK, j’arrive maman je range mes jouets ! Cette histoire que j’ai inventée est cool ! Bon, la poupée du vieux papa et celle de Jeanne vont dans cette caisse et la fille et le fils dans celle-ci. J’arrive !

La petite fille rangea ses poupées dans sa caisse de jeu et descendit les escaliers pour venir à table et manger.

6- L’homme à la vie fragile, de Damien VANNES

Conduit par son fils, un vieil homme est invité par sa fille très belle de 24 ans. Elle habite à la campagne au milieu de grandes montagnes: les Pyrénées. Le fils a une belle voiture et en arrivant il fait son malin, il freine et accélère brusquement. Ça fait beaucoup de bruit. Ils sont les premiers. Enfin arrivent tous les autres. Le vieil homme adore les plats chinois alors sa fille cuisine une spécialité chinoise. Ils mangent en savourant bien les arômes, les épices, les ingrédients (nouilles, amandes séchées etc...). Mais le vieillard ne se doute plus que ce jour est son anniversaire. Il entend une farfela en bas de la maison et il sort. Il entend chanter « joyeux anniversaire Lucas » (c'est son prénom), et tout surpris, il pleure de joie. Tous ses amis, ses cousins et cousines, ses frères et sœurs, enfin tout le monde est là. Il fête ses 80 ans et c'est le plus beau jour de sa vie et le dernier car demain il sera sur....son lit de mort! « Amer savoir celui que l’on tire du voyage !»


7-Rêve Asiatique, de Leandro RODRIGUES

Pierre et Paul se connaissent depuis l’école primaire. Ce sont deux amis très proches, qui sont comme deux frères et partagent une passion commune : les jeux vidéo.
Ils se sont suivis dans les études, jusqu’à devenir concepteurs de jeu. Paul a inventé dernièrement un jeu qui est révolutionnaire et dont il garde le secret. Les deux amis ont décidé de le présenter au dernier salon de Paris. Là, le succès a été immédiat, ils ont rencontré des personnes qui ont été complètement séduites par le projet et ont assuré la distribution du jeu partout en France. Cette première aventure les a emmenés sur la route de la fortune.
La vie est devenue plus simple. Avec de nouveaux moyens, les deux amis ont fait évoluer le jeu, avec des options supplémentaires, qui ont encore faits progresser les ventes. L’idée de dépasser les frontières devient évidente, mais les deux compères restent prudents et se limitent pour l’instant au marché Européen. Lors d’une présentation du jeu au salon de Genève, Paul fait la connaissance d’Hakiko, une fan Japonaise. La jeune femme se montre très intéressée par le jeu et complimente Paul : « Même au Japon, il n’y a pas de jeu aussi créatif et captivant ». Rapidement Paul et Hakiko sont devenus très proches, alors que Pierre est resté en retrait. Sous l’influence d’Hakiko, Paul décide de se rendre au Japon, véritable place mondiale du jeu vidéo, avec l’idée d’augmenter leurs bénéfices. Pierre, réticent dans un premier temps, se laisse finalement entraîner. Sur place, la concurrence est très rude. Les concepteurs Japonais sont très forts. Pierre est très pessimiste : « Je crois que nous avons fait une grosse erreur en venant dans ce pays. Nous avons peut-être eu les yeux plus gros que le ventre » se plaint-il. Hakiko rassure les deux amis et se lance dans la recherche de personnes volontaires, pour s’associer à leur projet. Après une semaine d’attente et en ayant fait jouer ses relations, un concepteur local, en panne d’idée nouvelle, se laisse convaincre par le trio. Encore une fois, le jeu a du succès car son concept révolutionnaire plaît au public. Malgré ce succès, Hakiko n’est pas satisfaite et commence à avoir un comportement différent. Elle essaie de demander à Paul comment il a conçu le jeu, mais c’est un secret qu’il veut garder, même s’il est follement amoureux d’elle. Pierre de son côté a retrouvé un certain optimisme et pousse Paul à faire progresser encore le jeu.
Un soir, débarquent des hommes à la solde d’un concurrent Japonais, qui exigent par la force le secret du jeu, sur le champ. Devant le refus des deux amis, une bagarre éclate et Hakiko est atteinte par une balle de revolver. C’est du moins, ce que voit Paul avant de perdre connaissance, assommé par l’un des assaillants. Pierre s’efforce de faire reprendre connaissance à Paul, au moment où la Police débarque et emmène les survivants en prison et Hakiko à la morgue. « Il n’y a plus rien à faire pour elle, dit Pierre, je suis désolé ». Les deux amis tardent à être disculpés, mais sont finalement remis en liberté. Paul ne veut plus travailler, il est hanté par le souvenir d’Hakiko. Pierre, qui sent que la situation se complique, essaie de le motiver, mais en vain. Un jour, Paul fatigué, décide de rentrer en France, en laissant son secret de conception à Pierre : « Je te fais confiance, je sais que tu en feras un bon usage ». Pierre, resté au Japon, lui assure : « Je ne te décevrai pas. Quand tu te sentiras mieux, tu reviendras et ensemble, nous continuerons notre aventure ».
Six mois passent et un beau matin, Paul découvre dans une revue, la photographie de Pierre et Hakiko, avec l’ancien investisseur Japonais, qui boivent du champagne. L’article dit que le trio a créé un jeu qui est devenu le numéro un des ventes à travers le monde. Les évolutions continues ont déclenché une folie d’achats parmi le public, qui n’hésite pas à acquérir la nouvelle version, dès que celle-ci est mise à la vente. Paul n’en croit pas ses yeux. L’article, en plus de vanter le succès du jeu vidéo, montre également ses deux anciens associés s’embrassant. Après investigation, Paul découvre qu’il a été victime d’un coup monté, une parfaite arnaque, où Hakiko était finalement amoureuse de Pierre, qu’ils avaient comploté pour récupérer le secret de Paul et s’associer avec le concepteur Japonais, afin d’assurer la distribution du jeu, partout dans le monde.
Paul se sent trahi par son meilleur ami, presqu’un frère avec qui il a tout partagé, tout vécu, avec qui il a réussi à surmonter toutes les difficultés avant le triomphe. Mais ce soi-disant ami attendait son heure, là, sournoisement, afin de récupérer seul, les fruits du succès. « Amer savoir celui qu’on tire du voyage ». Même des liens très forts peuvent réussir à se rompre « Tu ne peux pas te laisser faire, sans réagir » se dit-il « Paul, il faut que tu réagisses…. » « Paul réveille-toi ! » …« Paul réveille-toi et dépêche-toi de te préparer ! Pierre est déjà là et t’attend pour aller au collège. »

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